Un sac de billes
Un sac de billes est un roman autobiographique où l’auteur, Joseph Joffo, raconte ses
souvenirs d’enfance à l’époque de la Seconde
Guerre mondiale.
Joseph naît en 1931 à Paris où son père était
coiffeur.
Joffo n’est pas l’auteur typique : il a
commencé à écrire seulement à quarante ans. Avant, il était coiffeur. Le livre a eu un grand
succès et il a été traduit en 18 langues.
L’histoire.
En 1941, Paris est occupé par les
ennemis nazis qui obligent tous les juifs à porter l’étoile jaune. Pour
échapper aux persécutions qui s’abattent contre les juifs, les deux frères
Joffo, Maurice et Joseph, doivent fuir et franchir la
ligne de démarcation sans papiers.
Arrivés à Menton, les deux
garçons rejoignent leurs frères qui se sont déjà installés là-bas. Mais ils ne
peuvent pas y rester et leur itinéraire les conduits à Nice où toute la famille
est réunie. Nice est occupé par l’armée italienne.
Quelques mois après, les italiens
partent et les allemands arrivent parce que les américains attaquent déjà le
sud de l’Italie. Les dénonciations commencent et il y a beaucoup d’arrestations
de juifs. Les deux garçons aussi sont arrêtés mais Joseph nie d’être juif. Un
mois après leur arrestation, avec l’aide de l’église, ils sont remis en liberté.
Mais ils doivent fuir à nouveau.
Les garçons vivent quatre années
avec la peur d’être arrêtés. Enfin, en 1944, ils retournent à Paris. Le salon
de coiffure existe encore, mais le père n’est plus là.
La Seconde Guerre mondiale a été le théâtre d’une persécution féroce contre les juifs qui
n’a même pas épargné les enfants.
Joseph explique que, avant la guerre, les enfants
juifs français ne se sentaient pas différents des autres ; Ils ne savaient
même pas ce qu’il signifiait d’être juif :
« J’avais la même couleur que les autres, la même
tête ... j’étais un gosse comme les autres, avec des billes, des jouets, des
copains.... et, tout d’un coup, on me colle un bout de tissu et je deviens juif. Mais c’est quoi, un juif ? »
En 1940, la loi nommée « le Statut des Juifs » entre en vigueur. Elle impose de graves limitations aux juifs (par
exemple, ils ne peuvent pas aller au cinéma, ni prendre un train, ni sortir
sans étoile...).
Le régime nazis avait décidé la « solution finale de tous les
juifs », c’est-à-dire leur déportation aux camps d’exterminations et
leur élimination. Les enfants et tous ceux qui ne pouvaient pas travailler
étaient tués tout de suite.
La guerre terminée, on comptera 6 millions de juifs assassinés.
Le témoignage des survécus dont Joffo (qui a perdu
son père) est très important et doit nous faire réfléchir : il faut
raconter ce qui s’est passé et se servir du passé pour préserver l’avenir.